18 Mai - Podcast - Lebon Trait d'union
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18 mai: date anniversaire!

Je suis en solo aujourd’hui et vous trouverez sans doute que ce podcast aura des airs de manifesto et c’est un peu vrai. C’est un peu vrai parce que d’abord, c’est ce sur quoi je travaille en ce moment pour Lebon Trait d’union en vue de notre nouveau site. Mais c’est vrai aussi parce que le 18, c’est vraiment spécial pour nous, et c’est ce que je vais vous expliquer. 

Oui, d’accord, en France comme au Canada et beaucoup d’autres pays dans le monde, 18 comme 18 ans, c’est l’âge de la majorité, on a le droit de vote et celui de conduire, on a plein de devoirs et pas juste ceux d’école quand on y va encore. On a, en même temps que la liberté, la responsabilité de ses actes. On devient “grand”, on se tient dans l’espace public comme citoyen. On peut avorter, se marier, on peut aussi remercier ses parents, regarder en arrière, décider ce qui s’en vient en avant. Bref. Passer 18, c’est quelque chose. À moindre échelle, pour nous, l’épisode 18 veut dire qu’on avance dans la saison 1 de notre podcast. Ça veut dire qu’on n’a pas lâché, mais qu’il faut encore tenir et, justement, tenir parce qu’on a rien lâché, parce qu’on rejoint de plus en plus de monde et que notre mission de trait d’union se fait bien avec des gens différents, sur des sujets divers. Et qui, je l’espère, finissent par vous rejoindre, vous intéresser ou à tout le moins, vous ouvrir une nouvelle fenêtre. 

Un peu comme un mot auquel on en ajoute d’autres par le biais des traits d’union, humblement, on présente un autre sens sur les histoires qu’on relaie, les réalités qu’on connecte. Prenez “arc”, c’est un peu guerrier, arc l’arme, pas l’onomatopée, hein? Bon, eh bien prenez arc, on trait d’unionne et ça devient arc-en-ciel et depuis des semaines, on s’y accroche comme à un radeau. L’épisode 18, c’est aussi l’épisode qui, comme pour tout le monde, traduit des inquiétudes, une non-visibilité pour l’avenir, mais souligne aussi notre désir de s’adapter, de rassembler, d’encourager. Je ne vous lâcherai pas un “ça va bien aller” là tout de suite. Car, honnêtement, je n’en sais rien! Or, comme je dis toujours, je raconte des histoires mais jamais de mensonges. Mais ce que je peux vous dire, c’est que chaque vie dont on parle est pour nous un honneur et un hommage rassurant. Une façon d’être ensemble avec ce qu’on a de plus beau, de plus sincère, les yeux grands ouverts et la main sur le cœur. Jasons. Jasons pour jaser, pour rire, jasons pour penser, pour interrompre le silence, pour faire la nique aux frontières, jasons comme on danserait, mais le micro ne fait qu’entendre et ne voit rien, jasons comme on se berce, comme on s’encourage, comme on s’humanise. 

LES CORDES SENSIBLES AU DIAPASON

On est l’épisode 18, enregistré et diffusé le 18 mai. Maintenant, je peux le dire, pardonnez-moi si je fausse quelques notes, – parce que bon, certains le savent, mais je me suis fait virer de mon école de musique à 7 ans – “Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire”… Vous vous demandez pour quoi ou pour qui je chante? Commencez par faire un vœu, c’est un double anniversaire. 

D’abord, ça fait deux ans aujourd’hui que Mario a sauté dans l’aventure de Lebon Trait d’union à temps plein. Il a laissé un salaire mirobolant, une carrière en pleine ascension, une vie de bureau et une belle pension pour m’aider à réaliser mon rêve d’enfant, être trait d’union. À un horaire chargé mais contrôlé, à une belle sécurité financière, il a tout laissé. Il dit souvent qu’il est président d’une compagnie qui porte le nom de sa femme. Et c’est vrai, moi je suis VP chez Lebon Trait d’union. Ahaha. On a fait tout ce qu’on déconseille, on a mis tous nos œufs dans le même panier et tout à 50/50. On a mélangé la business et la vie de famille et je remercie Gab, notre adolescent de 18 ans, de ne pas trop faire de cas alors qu’on disparaît à la journée longue et la soirée trop courte pour la job. Ça fait deux ans que dans cette répartition fusionnelle il m’appuie, je l’appuie, moi en créa lui en business. On apprend. On apprend à mille à l’heure, gérer une équipe à distance et sur place, recruter, former, informer, travailler ensemble. 

Ça fait deux ans officiellement, mais Mario a cru en moi, toujours, dès le début. Pis à date, on paie encore l’hypothèque avec notre job de trait d’union. Deux ans aujourd’hui qu’on a pris ce nouveau départ. Que je ne le remercierai jamais assez de m’amener plus loin, de m’amener à porter et réaliser ma mission, ma main dans la sienne, dans le présent et pour l’avenir. “Better together” est le néon devant lequel on s’est mariés avec nos amis et famille en témoins, “Better together”, c’est comme ça qu’on fait les choses. 

©️ Geneviève Giguère

L’AUTRE ANNIVERSAIRE 

“Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire…” non, non je ne vais pas trop vite en affaires et je veux prendre le temps de chanter encore. Cette fois-ci, c’est pour dire que le 18 mai, ça fait un an. Un an exactement, qu’on est parti sur les routes du Canada, traverser le pays d’Est en Ouest à bord de la caravane Vistech. On allait s’arrêter au Madrid, saluer les dinos et marquer le coup du départ par cette halte ô combien symbolique. Ça y est, on savait alors qu’on ne reviendrait plus dormir à la maison avant une couple de semaines et que le jardin allait crever de soif, que l’herbe serait haute mais les voisins sympas. On savait aussi que l’équipage allait vivre une aventure humaine exceptionnelle et un voyage formateur, formidable, fort à tout point de vue. Il y a un an, cinq adultes et un coton de Tuléar sont partis rencontrer des franchisés d’une compagnie de pieux avec des dirigeants audacieux et visionnaires qui nous ont donné la chance d’exprimer leurs valeurs à travers les nôtres, à travers nos yeux, leurs gens, mais notre récit. Il y a un an, on ne savait pas qu’on irait à la pêche aux homards et nous faire un ami sur l’Île-du-Prince-Édouard en plus de tomber en amour avec ses gens et sa terre rouge. On ne savait pas qu’un VR, ça a bien des pannes, mais que c’est bien du fun! On ne savait pas encore à quel point la zoothérapie fonctionne, les Rocheuses sont malades, que le Pacifique est loin, que l’Ontario, c’est long longtemps, que “Saskatchewan tu m’as pris ma femme” n’est pas très connu là-bas et que tu peux avoir deux pieds dans une ville et sur un même trottoir, mais dans deux provinces différentes. On ne savait pas non plus que ces fondations nous donneraient des ailes et nous transformeraient tous. Mais je vous raconterai tout ça bientôt, plus en détails, dans un chapitre du livre que je prépare. Je vous raconterai comment l’air des Rocheuses est pur et que Mario a réalisé sa photo du lac Moraine, je vous raconterai comment Max et Joël ont filmé du réel, du camping, de l’asphalte, des entrevues en français etazsssssssssssssssz en anglais, sur des pieux, sur des travaillants, sous le soleil et sous la pluie, comme des champions. Je vous raconterai aussi comment Martin a quitté sa job de chauffeur de taxi pour conduire le VR, comment il a tout appris et est passé maître dans la logistique camping, 33 pieds et autres joies du genre. Je vous raconterai aussi que nos vies ont changé après ces 45 jours, 15 000 kilomètres et 1001 et une aventures. On a suivi l’idée que: qui prend mari prend pays, on a fait le roadtrip, on a rempli la mission pour notre client, on a râlé, ri, mais surtout, on l’a fait. Et on l’a fait ensemble. 

SI ON A DES RIDES, C’EST D’EXPRESSION

Pardon my French, mais “my god que c’est malade!” Moi, aujourd’hui, je veux souligner deux ans de mouvement. Deux ans qu’on a initié quelque chose, rencontré des gens formidables. On a inspiré du monde, on a changé des vies, on a changé la nôtre et ne croyez pas que je dis ça avec prétention ou suffisance. C’est tout le contraire. Je le dis avec humilité et gratitude. Chaque personne sur mon chemin m’a ouvert la voie. Cheryl est arrivée dans l’aventure rapidement, une âme fidèle et une employée exemplaire, Joanna, ma fille des îles, est venue s’ajouter en m’offrant un soutien essentiel et une bonne humeur absolue. Puis, au fur et à mesure, Isa et sa volonté indestructible, son dévouement incroyable, puis Marlène et sa créativité débordante, son humour décapant, puis Antoine qui a donné vie à notre logo de podcast entre autres magies d’animation, et Gen qui a rejoint depuis peu, et tous nos collaborateurs, Michel notre ami avocat voyageur, Kesmira, notre amie journaliste qui reprend la plume pour nous, et Joël du roadtrip aussi. Puis, Drake, fidèle et talentueux traducteur. On est aussi là, deux ans plus tard, avec des clients qui travaillent avec nous ou qui nous rappellent comme les paparmanes ou BRP, et ceux qui sont à nos côtés à l’année longue comme le Vieux-Montréal. Ce sont des clients, mais il y a aussi de l’amitié qui est là, qui a grandi, un respect professionnel mutuel, une affection vraie et un partage de valeurs communes. Je me répète sur ce point? C’est pourtant essentiel. Personne ne perd de son ADN, personne ne diminue son essence. Au contraire. La relation de confiance a fait de nous des partenaires. On fait du contenu, mais je ne déroge pas de la ligne que je me suis tracée. On crée du contenu, mais je délaisse l’étiquette restrictive de marketing. Et puis toujours ma ligne: des histoires, pas de mensonges. 

UN CAFÉ AVEC ÇA? 

Oui, peut-être un café. Ou un thé. On y travaille en fait. 2020 a changé bien des plans, pour à peu près tout le monde. Mais 2020, pour moi, c’est aussi ma rencontre avec le Japon, avec notre ami chanteur Suemarr, qui fait la musique de ce podcast, Sanae aussi mon amie d’Osaka, le maître d’indigo. Le Japon, c’est mon rendez-vous avec le documentaire qui arrive, c’est ma porte ouverte que rien ne refermera jamais plus. Le Japon, ce sont mes ailes retrouvées, ma légèreté, mon chemin, le verrou qui a sauté. Plus que jamais, on a décidé de développer notre plateforme d’édition, notre marque et certains produits qui nous tiennent à cœur, qui ont une histoire, une place de choix dans notre quotidien et qui nous unissent, de notre maison ou valise à la vôtre. Je suis si fière de Mario et de notre équipe. Je suis si fière de notre communauté et de ce que nous produisons ensemble. Des fois, quand j’y pense, j’ai en des frissons, la chair de poule mais pas mouillée. Quand je pense à tout ce qui s’en vient, ce sur quoi je travaille avec les miens, je me dis que j’ai plus qu’une entreprise: j’ai une famille. Une famille sans frontières qui cultive avec moi non pas notre jardin, désolée Voltaire, mais bien le champ des possibles. 

Chers auditrices, auditeurs, écoutant en dilettante ou fidèlement, vous êtes l’autre morceau. Celui sans lequel on ne relierait rien, sans lequel on ne serait pas trait d’union. Vous êtes qui vous voulez, mais surtout, sachez que vous êtes aimés ici. Vous êtes le phare vers lequel on arrive avec notre bateau. Et c’est pour ça que je voulais souligner ce 18 si spécial avec vous. Ce n’est pas toujours facile “d’écouter sa petite voix”, de suivre son chemin, de tracer sa route. Mais ça vaut la peine. Aucune situation n’est pleinement idéale, en sens unique. Il y a des avantages et des désavantages en tout, je crois que l’important, c’est encore de se placer dans ce qui est juste pour nous, de ce qui est éthique et nous permet de fermer chaque soir les yeux remplis et de les ouvrir chaque matin le coeur gonflé d’envie. Car la vie, justement, on n’en a qu’une. Lebon Trait d’union, dans ma tête à moi, c’est ça, un ruban qui nous rejoint, le cordon entre nous tous, humains, avec une vie à vivre et dans laquelle on peut apprendre, rire, se divertir ensemble.

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©️ Musique: Suemarr, Songbook Vol.5

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Pour ceux qui ne le savent pas encore, Suemarr a fait la musique de Midnight Diner: Tokyo stories et c’est comme ça que je l’ai découvert, contacté et que nous sommes allés le rencontrer au Japon! Le documentaire sort bientôt!

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