Aïe! J’écris sur mes proches (1/3)

Par Hélène Lebon

Quand j’ai décidé d’écrire l’épisode du « Love y Amor » sur comment j’étais tombée en amour avec l’histoire d’amour de mes grands-parents, je faisais face à 3 enjeux. Et si vous écrivez sur vous ou vos proches, alors vous aussi, vous risquez d’y être confronté(e). Voici le premier défi et comment le surmonter.

La difficulté de la recherche

Mes grands-parents sont décédés quand j’étais jeune (j’avais 2 ans pour papi, 5 ans pour mamie). Je n’avais donc aucun moyen d’avoir un témoignage direct de leur part aujourd’hui, un problème commun quand on s’intéresse à nos anciens. Si jeune, ça veut aussi dire que j’en ai une quantité de souvenirs propres limités et beaucoup plus de sensations que de souvenirs clairs. Aussi, ils se sont rencontrés pendant la Deuxième Guerre mondiale, donc il n’y a pas tant de témoins connexes du moment clé, mais plus de l’après, comme souvent dans les familles. Il y a des témoignages, les leurs, par lettres d’amour qu’ils s’échangeaient et des photos.

Mon conseil : choisissez vos anecdotes et soyez honnête.

D’abord cherchez les photos et demandez autour de vous, si vous êtes à l’aise. De mon côté je ne voulais pas me faire « démonter mon petit projet », j’en ai peu parlé en amont et j’ai restreint mes recherches pour ce que je voulais dire. Retenez et racontez la version avec laquelle vous êtes le plus confortable tout en restant vrai(e). D’abord, passer des infos sous silence peut parfois acheter la paix et ne pas changer grand-chose à l’histoire. Ensuite, autant de supports visuels, écrits, vidéos, autant de « preuves ». Mais attention au contexte! Vous devenez garant d’un pan de l’histoire familiale d’une autre époque, c’est normal d’être imparfait et incomplet mais je vous conseille d’être ouvert(e), honnête et de bonne foi.

octobre 13, 2020 — Hélène Lebon

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