L’Halloween, la fête par excellence des enfants

Par Isabelle Millaire

Oui, selon moi, l’Halloween, cette fête où l’on se promène dans les rues - en plein milieu de la rue même - déguisé, pour frapper aux portes décorées et recevoir des poignées de bonbons, des sacs de chips et des barres chocolatées (format mini alors on peut en manger encore plus!) est, de toutes les fêtes, LA fête par excellence des enfants!

Le soir de l’Halloween, la bonne humeur est perceptible, les compliments sur les jolis – ou épeurant – costumes fusent. On sourit à des inconnus masqués dans la rue et on entend des: «Oh, t’as vu? C’est Spiderman!» Et ledit Spiderman d’envoyer la main en direction d’un fiston qui tient fort celle de son papa ou de sa maman. C’est comme une grosse fête de la famille où, qu’il pleuve ou qu’il vente, les petits, comme les grands, sont au rendez-vous.

Personnellement, j’aime autant donner des bonbons et accueillir en souriant les licornes, pirates et momies de tout acabit qui osent traverser ma pelouse-cimetière, que de me balader avec Lou et Mimone pour la cueillette de friandises.

Mimone en pirate et en terrifiant Ongles Sales

J’ai toujours aimé l’Halloween.

Je me souviens, ado, avoir tenté d’étirer la sauce un peu. Je voulais garder cet esprit de carnaval, me promener dans les rues quand il fait noir en quête de sucreries.

La dernière fois que j’ai passé l’Halloween, j’étais donc au début du secondaire. La plupart de mes amies se considéraient trop «vieilles» pour passer de porte en porte. Elles étaient «au-dessus» de ça. Ma meilleure amie – encore elle! – toujours prête à s’amuser, a donc été ma partner lors de cette tournée ultime de récolte de bonbons. À l’époque de mon adolescence, les costumes étaient faits maison. Si on était chanceux et que nos parents avaient du talent pour le maquillage et la couture, on avait des costumes cool. Sinon, comme moi, on faisait ce qu’on pouvait avec ce qu’on avait sous la main! C’est ainsi que pour ma dernière Halloween, je me suis déguisée… en femme enceinte. Et ma best, en gars de la construction. Eh bien, ce fut très étrange… plusieurs des personnes qui nous ont ouvert la porte ont vraiment cru que nous étions un couple mal assorti: l’ado enceinte et son mec, jeune travailleur à la barbe douteuse.

Malaise.

Malaise X 1000.

Nous avons rapidement interrompu notre cueillette. On est retournées se changer et manger notre maigre récolte. Ce fut la fin de notre enfance. On venait d’entrer de plein pied dans l’adolescence.

À mes enfants, j’ai transmis cet amour inconditionnel pour la célébration de l’Halloween! Avec eux, chaque mois d’octobre est une fête!

Au début du mois, on commence à parler de comment on va décorer la maison pour que tous les enfants du coin sachent qu’ici, on donne des friandises. Les boîtes de déguisements ressortent du placard. Une princesse Ana, un Angry Bird, un requin ou Ongles Sales (personnage louche des Argonautes) sont aperçus de plus en souvent rôdant dans la maison.

Mi-octobre: party de déco! Dehors: des pierres tombales, des sorcières, des squelettes et des fantômes prennent place. Dedans: des citrouilles, des araignées – avec ou sans toile – et des chauve-souris cohabitent avec nous.

Fin octobre: l’apogée. Toute la journée, les enfants demandent l’heure, dans l’espoir de se faire dire qu’il est enfin L’HEURE. Bien souvent, je peine à les retenir jusqu’à 17h… L’homme rit et nous dit, à chaque année: «Bien là, vous allez être tout seuls sur la rue!» Premiers sortis, mais aussi premiers revenus. Car si mes cocos aiment passer l’Halloween, ils adorent aussi donner des bonbons, surtout quand ce sont leurs copains de classe qui frappent à la porte et qui s’exclament: «Wow! C’est bien décoré chez toi Mimone!» et «Lou, c’est donc bien stylé chez vous?! Pis la musique… yeah!» La fierté qui apparaît sur leur visage maquillé vaut bien les détours et retours à la pharmacie et au Dollarama!

Je sais que 2020 est une année à part. Weird à bien des égards. Mais pour cette journée spéciale, essayez de retrouver votre coeur d’enfant et regardez en souriant les enfants devenus monstres, vampires ou ballerines le temps d’une journée.

octobre 28, 2020 — Isabelle Millaire

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