Contagieuse générosité - leucan - LEBON Trait d'union
Famille,  Réflexions,  Storytelling

Contagieuse générosité!

J’ai la chance d’avoir deux enfants en santé, dont un grand de 9 ans. Mon rôle de maman n’est pas tous les jours facile, mais c’est sans contredit celui que je préfère entre tous. Mon Lou est un garçon curieux et généreux. Généreux comme je ne l’étais pas à son âge. À 9 ans, j’étais plutôt centrée sur mon nombril et mes Barbies. Je n’avais pas vraiment conscience que des enfants avaient beaucoup moins de chance que moi dans la vie. Je ne parle pas ici de biens matériels, mais plutôt de la santé. Aussi inconcevable et triste que cela puisse l’être, il y a des enfants malades. Et il n’est pas question ici d’un rhume ou de la gastro. Non, je parle de maladie grave. De maladies qui ne devraient jamais toucher un enfant.

Mon homme, un brin bourru, mais avec un cœur immense, participe depuis plusieurs années au Défi Têtes rasées de Leucan. Il se faisait raser la tête pour aider les enfants malades bien avant que nous ayons nos enfants (d’ailleurs, si son parcours vous interpelle, vous pouvez écouter le touchant entretien qu’il a livré dans le podcast Café noir et tableau blanc). Lou et Mimone ont donc rencontré dès leur plus jeune âge les «enfants Leucan»; les petits porte-paroles des différents Défi Têtes rasées à travers la province. Il s’agit généralement d’enfants en rémission ou qui achèvent leur traitement. C’est ainsi que Mimone et Lou ont fait la connaissance de Noémie, petite gamine timide avec seulement quelques cheveux fins sur la tête. Mimone s’est interrogée. Nous a interrogés: une fille sans cheveux, ça se peut?! Nous lui avons donc expliqué que ce n’était pas son choix, à Noémie, que c’était la conséquence des traitements de chimiothérapie qu’elle avait reçus pour guérir de son cancer. Que si papou se faisait raser, c’était pour lui montrer qu’il la soutenait. Mon Lou avait 7 ans. L’année suivante, quand mon homme a commencé sa campagne de collecte de dons pour son 10e Défi Têtes rasées, Lou lui a demandé s’il pouvait le faire avec lui. L’homme a questionné ses motivations. Lou voulait faire comme papa. À 8 ans, mon grand participait donc à son premier Défi Têtes rasées.

Notre petite famille le jour du rasage

Toute l’année qui a suivi, nous n’avons pas réussi à amener Lou chez la coiffeuse. Pas même pour son toupet qui lui tombait dans les yeux! Comme papa, il laissait ses cheveux allonger pour son prochain Défi Têtes rasées! Je lui ai demandé à quelques reprises s’il était sûr de sa décision. Affirmatif à tous les coups. Je lui ai aussi demandé pourquoi. Pourquoi refaire, cette année encore, raser ses cheveux? Spontanément, il m’a dit: «Bien, pour aider les enfants malades! Tu sais, maman, il y a des enfants qui ont pas la chance que j’aie de jouer quand ils veulent.» Et là, il m’a énuméré des jeux qu’il aimait (à ma grande joie, il n’a pas commencé par les jeux vidéo!!) et auxquels il peut jouer facilement. Mon Lou. Mon Lou au grand cœur. Il m’a émue.

Quand je lui ai rasé les cheveux, le 31 mai dernier, j’étais fière. Tellement fière de mon grand! Dans ses yeux, j’ai vu qu’il était content. Cocos frais rasés, j’ai immortalisé mes deux hommes en leur «tirant le portrait». Ce moment de complicité, de solidarité et de générosité restera gravé en moi. Ça fait tellement de bien se sentir utile! De participer à quelque chose de plus grand que soi. Nous, on a donné de notre temps en sollicitant notre entourage. Juste ça. Et le résultat est impressionnant. Plein de gens ont répondu présents. L’objectif de départ était de 5 000$. Au moment d’écrire ces lignes, mon Lou et papou ont récolté 12 260$!

Éric et Léo avec le chèque pour Leucan

Je voulais donc remercier du fond du cœur Leucan Montérégie qui a su se «revirer sur un 10 cents» et faire passer le Défi Têtes rasées au virtuel cette année, car ça a vraiment permis à toute ma petite famille adorée de s’impliquer encore plus. Nous avons enregistré de courtes vidéos humoristiques qui nous ont fait pleurer de rire, même après plusieurs écoutes! Mimone a même décidé, du haut de ses 7 ans, qu’elle deviendrait comédienne! J’ai également eu le privilège de raser mon fils et ma Mimone s’est follement amusée à couper les frisous de son papou: «C’est comme une Barbie vivante!!»

Oui, donner, ça fait du bien! 😊

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