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Sorties & Culture

Le “Japonais pour les voyageurs”, vraie ou fausse bonne idée?

Par Hélène Lebon

Dans le cadre de mon projet de travail sur le Japon, je m’intéresse à la société, la langue, la culture et la géographie de l’archipel nippon. Boulimique des infos, je dévore tous les ouvrages sur le Japon qui croisent mon chemin (ou que je m’arrange pour croiser). J’ai opté, en plus des ouvrages ou conférences, pour un court programme, « Japonais pour les voyageurs » au centre culturel japonais de Montréal. Pour 100$, j’ai eu accès à 4 cours de soirée, quatre jeudis d’affilée et je suis inscrite au centre donc à sa bibliothèque notamment.

Au programme, les rudiments de politesse, comment saluer, comment demander quelque chose, remercier, s’excuser. Comment aussi commander un café, un bol de ramen ou encore acheter son ticket de métro ou sa carte SUICA. En parallèle, les deux professeurs nous ont donné une brève présentation du Japon. Ou en tout cas, un survol de ces principaux centres d’intérêts quand on le visite pour la première fois, que ce soit pour des vacances ou un voyage d’affaires. 

Est-ce que j’ai appris à parler japonais? Non! En quatre cours, ce serait un peu naïf de croire que l’on quitte cette classe en s’exprimant de façon fluide, même pour un dialogue de base. Par contre, on quitte cette classe avec des mots clés, des pistes grammaticales qui vont nous permettre de mieux déchiffrer des inscriptions ou de se lancer dans l’apprentissage de la langue. Et surtout, un résumé pratique de quoi voir/quoi savoir.  

Autre point positif, ces cours m’ont servis de « surligneur ». Avec la quantité d’informations en tout genre et de détails plus ou moins significatifs que j’avais lu ou appris sur le(s) Japon(s), tout à coup, ces cours de « Japonais pour les voyageurs »m’ont ramenée à l’essentiel. Ça permet un peu de faire le tri, mais mieux encore! On voit ce que des Japonais natifs considèrent important à nous transmettre comme trousse de survie pour un séjour au Japon. Que veulent-ils qu’on retienne avant d’aller chez eux?

Un peu de politesse d’abord. Les déclinaisons des salutations font apparemment toujours bonne impression et tout effort pour parler quelques mots dans leur langue leur fait significativement plaisir semble-t-il. Acheter son ticket de métro via la SUICA, un bon plan d’avoir cette carte qui fait aussi office de visa prépayée. Ne pas oublier de commander son JR Pass (plusieurs sites vous le proposent, il faut bien comparer les prix ) avant de partir pour des trains aux tarifs très avantageux.

Deux des dames qui étaient là travaillent pour l’agence de voyage Chartier et sont parties au printemps dernier à Tokyo. Elles nous ont gentiment donné des plans du métro de la capitale nippone. Et à vrai dire, ce papier glacé d’un plan que je peux trouver en ligne a fait tout une différence pour moi. Il a rendu le voyage tangible ( Merci Doris!). J’ai gribouillé à même le dessin des lignes, les indications sur les quartiers cités par la prof.  

Les cours étaient répartis selon les sujets : introduction à la culture et l’histoire japonaise, vie pratique à Tokyo ( quoi faire quoi voir), la région autour de Kyoto et Osaka et des expressions utiles. Selon moi, c’était une introduction ludique qui a renforcé mon idée de partir. Ça m’a aussi donné des pistes pour des infos complémentaires alors je dirais : mission accomplie! J’en serai déjà presque à regarder l’article de Joanna et ces top 5 des souvenirs à ramener du Japon!

J’avais commencé des cours de japonais au YMCA au centre-ville de Montréal à l’automne passé. Je ne m’étais pas rendue jusqu’au bout et je m’en étais beaucoup voulu pour ça. Trop de travail avec notre petite compagnie, trop loin de chez moi, trop tard le soir, bref les raisons comme les excuses ne m’ont pas fait défaut, mais je pense que j’y retournerai.

Ce que j’ai aimé au JCCCM avec le « Japonais pour les voyageurs », c’est l’univers bien différent de cours de langue plus classiques. C’est une place où il faut enlever ses chaussures avant d’entrer en classe, où on peut observer une série de hochement de tête, des mercis et des sumimasen. Les prof-ambassadrices sont appliquées à nous faire découvrir – et aimer! leur pays d’origine. Moins de langue, plus d’immersion!

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