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Portrait d’entrepreneure: Reina, reine du thé

Dans notre série «portrait d’entrepreneure», on explore aujourd’hui comment diriger sa compagnie au Canada et au Japon! Quels sont les enseignements que l’on tire quand on hérite d’une tradition familiale d’un côté et qu’on part de zéro de l’autre côté? Comment fait-on des affaires au Japon et au Canada et comment se renouveler entre le matcha qu’on importe d’un bord et les produits que l’on vend de l’autre pour s’adapter au marché canadien? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles Reina Cynthia Sakao, de l’entreprise Sakao, a bien voulu répondre, elle qui vit de sa passion et travaille autour du thé.

DÉCOUVREZ NOTRE INVITÉE 

• Son arrivée au Canada, l’apprentissage du français

• Montréal, Canada: le pays de tous les possibles pour une jeune fille en quête de liberté 

• À quelle culture se sent-elle appartenir? Japonaise ou Canadienne; peut-être pas besoin de choisir?  

• Ce que son entreprise propose: matcha, thé vert, tartinade matcha-tahini, etc. Et même du thé de cacao péruvien! C’est ça aussi, le multiculturalisme montréalais! 

ENTREPRISE ET CRÉATIVITÉ 

• Face à la pandémie et à la situation de confinement, plusieurs points de vente de son thé ont fermé, mais Reina déborde d’initiatives: sa fameuse tartinade matcha-tahini, dont elle a elle-même créé la recette, un nouvel ensemble spécial fête des Mères «Kit du débutant» pour découvrir le matcha, etc.  

• Est-ce que c’est pour mieux répondre à la façon dont les gens ici consomment le matcha vs au Japon qu’elle développe autant de recettes sur ces réseaux sociaux ou est-ce que c’est plus une nouvelle façon de consommer ce thé traditionnel au goût marqué, un peu partout? 

• Ses parents sont surpris du succès du matcha et du thé au Canada, mais c’est pour le mieux!  

• Les collaborations sont aussi de belles occasions de rassembler des passionnés autour de la culture du thé, et si les ateliers sont suspendus pour l’instant, elle envisage une cérémonie du thé virtuelle et shamisen fin mai! 

AMBASSADRICE DE LA CULTURE JAPONAISE

• Avec son entreprise Ö Japanese Tea, Reina vend du thé et d’autres produits dérivés liés au thé et notamment au matcha. Mais moi, ce qui m’a étonnée, c’est qu’elle donne aussi justement des ateliers de pâtisserie, des cérémonies du thé, etc. Avec Reina, on ne parle pas que de produits, on parle aussi culture japonaise!  

• Pourquoi c’est important pour elle de véhiculer la culture japonaise? 

• Elle mène des cérémonies du thé avec toujours le même sérieux; je l’ai vue plusieurs fois. Qu’est-ce que ce moment si particulier représente pour elle? Quel héritage, quelles responsabilités et quel travail se cachent derrière cette préparation? Elle nous explique! 

• Toutes les familles japonaises ne le font pas, mais elle est tombée dedans quand elle était petite et sa grand-mère lui a enseigné. 

ENTRE DEUX SOCIÉTÉS

• Sa famille a une entreprise de thé. Ses parents sont la deuxième génération, Reina constitue la troisième génération. Jusqu’à quel point la jeune femme, qui a quitté son île natale en quête d’indépendance, a considéré cette décision? À la fois une évidence, une obligation ou une envie de reprendre la compagnie familiale ou, en tous cas, de marcher dans les pas de ses parents? Elle est très liée à sa famille et c’est une réponse consciente qu’elle apporte en soulignant qu’elle s’est toujours vue faire de la business en famille.  

• Elle aurait dû aller voir les récoltes de thé cette année encore, mais à cause de la pandémie, ce n’est pas possible. Elle reçoit son thé directement du Japon et nous explique qu’elle peut compter sur ses parents pour suivre la récolte. Comment se passe votre collaboration entre Tokyo et Montréal? Plutôt bien merci!  

• Faire des affaires à Tokyo vs faire des affaires à Montréal, Reina confirme: c’est très différent. Comme femme entrepreneure, c’est plus facile au Canada de faire sa place et développer son affaire. 

• Elle souligne aussi l’importance de parler la langue française ici et japonaise là-bas, définitivement un facteur-clé pour cette entrepreneure qui a appris le français il y a dix ans en venant s’installer à Montréal! Elle parle aussi espagnol, ce qui facilite ses affaires au Pérou pour le thé de chocolat!  

• Est-ce que la communauté japonaise de Montréal est tissée serrée pour les affaires ou la culture? Reina nous explique que c’est un soutien plutôt à géométrie variable, et plus dans le culturel que l’économique. 

CONCLUSION 

J’espère que vous aurez eu autant de plaisir que moi à découvrir ce volet bi-culturel d’une petite PME québécoise dirigée par une «Japonaise fièrement d’icitte désormais»! Comme toujours, le temps passe vite quand le sujet est passionnant. Si vous avez des questions pour Reina, contactez-la via sa page Facebook; c’est une ambassadrice dont le Japon peut être fier et, en même temps, quelle chance qu’elle ait choisi Montréal comme ville d’adoption.

POUR RETROUVER Reina Sakao et son entreprise : 👇​

Entreprise Sakao – O Japanese Tea 
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Instagram
Twitter
Téléphone: 514-965-1984

Quelques recommandations de Reina pour aller plus loin: 👌

Le livre que l’on fait gagner pour le concours: 
Matcha par Clea, Delphine Brunet, Éric Fénot

Son dernier coup de coeur côté film japonais sur Netflix: 

37 secondes (ou 37 sekansu en version originale) 

Les entreprises avec lesquelles elle collabore au Québec: 

MTL Shamisen Project

Site web
Facebook
Courriel : info@mtlshamisenproject.com

Kyoto Fleurs (atelier à Montréal)

Site web
Facebook
Instagram

Loongese (atelier à Laval)

Site
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Instagram
Twitter

Les livres que j’ai mentionnés sur la culture japonaise: 

Be more Japan, Collectif

L’art de vivre à la japonaise, Erin Niimi Longhurst

Pour en savoir plus sur le thé et la cérémonie du thé au Japon, le grand classique : 

Le livre du thé, Okakura

POUR NOUS RETROUVER ! 

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LA MUSIQUE DU PODCAST 🎹​🎶

©️ Musique: Suemarr, Songbook Vol.5

Vous aimez la musique de notre podcast? N’hésitez pas à encourager notre ami Suemarr en lui laissant un gentil commentaire, en vous abonnant à ses réseaux sociaux ou en lui commandant un album. La chanson que vous écoutez est tirée de l’album Songbook Vol.5.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Suemarr a fait la musique de Midnight Diner: Tokyo stories et c’est comme ça que je l’ai découvert, contacté et que nous sommes allés le rencontrer au Japon! Le documentaire sort bientôt!

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